dimanche 10 février 2013

Izmır-Konya

C'est un mois entier que nous avons passé en Suisse. Un mois à nous faire dorloter par nos familles qui nous ont accueillies chez elles avec un naturel déconcertant. Merci de nous avoir laissé nous immicer dans vos quodidiens.

Noël (ou toutes autres occasions de se rassembler autour de repas gargantuesques qui nous ont vite bien remplumés), a été fêté à moultes reprises. Chez les uns, chez les autres. L'occasion de retrouvailles touchantes et d'échanges de nouvelles. Après que Jean-Da et moi ayions vidé notre sac, en débıiant de manière compulsive la foule d'anecdotes que nous tenions, euphoriques, absolument à partager, nous avons pris du plaisir à écouter les récits de chacun qui nous ont parfois parus fort exotique en regard de nos ''nouvelles habitudes''. A travers ces échanges nous nous sommes sentis appartenir à une famille. C'est un cadeau inestimable que nos proches nous ont offert.

Merci aussi aux amis pour le temps qu’ils nous ont consacré malgré notre arrivée ''comme un cheveu sur la soupe'', pour l’intérêt que vous portez à notre périple et la confiance que vous nous avez accordée en vous  confiant à nous. Malgré le temps et la distance, l'amitié reste intacte. Merci pour ce fil d'Ariane qui sécurise quand le vague à l'âme chavire nos intérieurs.

Un mois fort en émotions donc... qui ne nous a pas laissé indemne. Même ''chez soi (?)'', l'aventure continue. Une foule de questions sont apparues. Le sentiment d'être emmêlé dans ses (ces) repères, d'être en décalage par rapport au rythme de vie. L'envie de partager intensément chaque instant passé auprès de ceux qu'on aime, d'offrir en retour ce qui nous a été donné, parfois en contradiction avec les bonnes résolutions tirées des expériences vécues dans l’itinérance. Nos vœux pieux de prendre le temps d’apprécier le moment présent, d'être pleinement la, ont été mis à mal. Le besoin de se reposer aussi de ces sept mois de vadrouille, de vie intense, d'inconfort tout de même et de vigilance soutenue. Besoin dont on a parfois honte. Nous qui nous offrons le luxe de vacances prolongées, avons du mal à assumer et à expliquer notre fatigue face à notre entourage toujours au labeur et au prise avec leurs tâches quotidiennes énergivores et contraignantes. L'envie de solitude contemplative pour laisser divaguer l'esprit, se remémorer au petit bonheur la chance, les expériences vécues, les intégrer, les digérer, se les approprier...mais c'est pour être avec nos proches que nous avons choisi la Suisse comme point de chute.

Frustration et perte d'équilibre se mélangent avec joie intense et soulagement. Tristesse aussi, tristesse de devoir dire aurevoir une fois de plus. Déchirement intérieur et appelle du large. Ce mois en Suisse nous a chamboulé. Chamboulé tout autant que nos découvertes et rencontres quotidiennes sur les routes. Le voyage a-t-il des frontières?

Et tout à coup un flash. Dans le train qui nous amène vers Zurich Flughaffen, notre voisine de compartiment veux nous offrir un café. Un geste somme tout anodin (quoique, ça vous est déjà arrivé à vous?), et la, tout s’éclaire. C'est la qu'est notre place, dans ce périple, à la rencontre de l'autre, à la découverte du monde.



A peine débarqués, on renoue avec la serviabilité turque, on nous indique le bus à prendre pour rejoindre le centre ville tentaculaire. Frisson au moment de passer le Bosphore. Retour en Europe, encore... En deux jours on survole Istanbul, dire visiter serait indécent.

La Mosquée Bleue et Aya Sophia. Construites à plus de 1000 ans d’intervalle, les deux bâtiments rivalisent de beauté et savent impressionner leur public. Toutefois, leur visite nous a moins exaltée que celle de la veille Mosquée d Edırne. Venus en avions, nous avions ( ça fait beaucoup d'avions) moins l'impression de mériter leur découverte. L’ancienneté des ornements de la Sainte Sophie fait rêver et le mélange des décors Chrétien et Musulman nous enchantent. La Vierge au plafond du cœur veille sur le Bar indiquant la direction de la Mecque, à peine décalé sur la gauche par rapport à l'axe du monument. En quittant le nartex (corridor frontal) on passe sous la mosaïque représentant l'empereur Constantin offrant Constantinople à Marie pendant qu'un autre empereur, Justinien, lui offre Sainte Sophie, puis on atteint l'ombre de l'un des quatre Minarets qui encadrent le bâtiment.

Istanbul, Aya Sophia ou Sainte Sophie, quel volume, quelle grandeur

Les parois de faillance de la Mosquée Sultan Ahmet sont enchanteresses. Par un savant travail d'architecte, la lumière s’infiltre à grandes goulées par des fenêtres pourtant relativement petites et se reflète sur l’émaille bleue allant de l'azure au roi. La Mosquée Bleue, la bien nommée.

Istanbul, la Mosquée Bleu avec ses 6 minarets

Mosquée Bleu, vue intérieure

Le Grand Bazar aussi retient toute notre attention. De l’extérieur,  on ne voit rien du bâtiment, on plonge à l’intérieur dans un dédale de rues marchandes couvertes d'arches décorées de penture bleu et rouge. Ça grouille de monde (oui, même en janvier) et d'activité. Les étales éblouissent les sens, partout des senteurs, des couleurs, des textures. Ce n'est de loin pas qu'un lieu touristique, ça respire l’authenticité. Une ville dans la ville, une économie en soi. On y mange, on s'y rencontre, on y regarde la télé, on y joue de la cithare, on y échange des nouvelles, on y plaisante, des thés circulent incessamment depuis les ''cayeries'' jusqu'aux diverses commerces... En fait, tout un pans de la colline croule sous un dédale de rues marchandes, tout aussi animés, l’activité ne se cantonne pas aux Bazar à proprement parlé.

Istanbul, le grand Bazar...


...lanterne magique?...
...pour les yeux, pour le nez ou la bouche?...

Comme expulsés du marché aux Epices vers le Pont Galata, nous rejoignons l'autre rive de Petit Bosphore. L’énorme Mosquée Rüsten Paşa au sommet de sa colline, dore sa silhouette aux derniers rayons du jour déclinant. A droite le Palais Topkapıs s'illumine, ainsi qu'au loin, le Pont du Bosphore. En équilibre précaire entre deux eaux, les pécheurs, véritables habitants du pont, proposent leur poisson et moules fraîches. Nos amis cyclo Anne-Laure et Guillain nous attendent au pied de la tour Galata pour une soirée de retrouvailles que nous prolongerons jusqu'au petit matin. Les copains nous aident à renouer en douceur avec notre pérégrination cyclonaute.

Istanbul, Mosquée Rusten Paşa en arrière plan

Istanbul, le Bosphore avec son pont suspendu


Après une nuit de transite, le paysage qui défile par la fenêtre d'un train ballottant nous ramène à la réalité turque telle que nous l'avons laissée: Maisons désordonnées, quartiers d'immeubles sortis de terre sans transition avec la campagne environnante, chiens errants, ''cayerıes'' à chaque coin de rue, poules qui picorent librement dans les villages, déchets qui jonchent les bordures de route... Les champs sont détrampés, il pleut depuis des jours!

On nous accueil à Taşköy comme de vieux amis de la famille. On profite de cette journée pour préparer notre départ du lendemain: service des vélos et repos. Hakan, sa femme, Hassan et toute la troupe sont enthousiastes face à notre fondue qu’ils agrémentent à la turque: cornichons, choux-fleur, viande séchée, pommes de terre. Rigolades et discussions arrosées de Villeneuve et de Saint-Saphorin du cru. On ne pouvait pas rêver mieux!

Taşkoy, on mange une fondue en Turquie

Sous la pluie battante et un vent contraire, on rejoint Izmir, 2'700'000 habitants. Plus facile à traverser en train qu'à vélo. On mettra deux jours à s'en échapper, un changement de pédalier sur le vélo à Leo nous ayant retenu.
Izmir sous la pluie, pas facile de se frayer un chemin



Izmir, quartier d'habitation

Jadis au bord de la mer Égée, Effet étend sa Voie du Port, pavée de marbre et bordée de colonnes, vers un théâtre démesuré. Jusqu’à 25'000 citoyens y assistaient à des représentations de chant, puis plus tard, à des combats de gladiateurs. C'est ici aussi que Saint-Jean tenta de convertir la ville au Christianisme. Nous restons ébahis devant la façade de la Bibliothèque Romaine gardée par les statues des Venus Sophia (Sagesse), Epıstenıe (Connaissance), Artele (Bonte), Ennoie (Pensee). On se promène dans l'Agora tétragonal avant de rejoindre la Rue de Marbre jalonnée de temples, qui mène à la ville haute composée, entre autre, d'un second théâtre et d'une Agora aux dimensions insensées. 
Aussi loin que porte notre regard sur les collines environnantes, des restes de bâtiments attestent de l’étendue de la cite. Autant dire qu'une journée nous sera  à peine suffisante pour faire le tour du site grandiose.

Effes, rue de marbre avec le théâtre au fond
Effes, l'agora était le lieu de rencontre et de commerce



Effes, façade de la bibliothèque



Gros plan sur le travail des tailleur de pierre (bibliothèque)



Effes, théâtre depuis lequel Leo a chanté un chanson sur la scène pour vérifier l’acoustique des lieux

Sous un toit, les protégeant des intempéries, les maisons en terrasses, habitations de la classe dirigeante, recèlent plusieurs parterres de mosaïques, ainsi que des peintures ornementales merveilleusement bien conservée. Au milieu du fouillis des rues, on distingue même une Cathédrale au haut dôme. Un système de tuyauterie en terre cuite, délabré, permettait de ventiler les demeures et d'amener de l'eau chaude dans les Bains. Une prouesse de technologie. En repartant, on passe devant le gymnase et le stade dont les pierres ont été réutilisées à l’époque Byzantine pour construire le château qui domine à présent la ville de Selçuk. Espérons que bientôt, leurs vestiges pourrons être dégagés de la végétation qui reprend ses droits et rénoves afin qu'Effes nous livre encore d'autres de ses trésors.

Effes, quartıer d habitation ou on peut voır des mosaiques et des peintures


Nous quittons l’Égée et le marrais fermé par le manblais du port d'Effes pour rejoindre la rivière Menderes et ne plus s'en défaire jusqu'à Pamukkale. Au dessus du village, un pans entier de colline est couvert de vasques en escalier formées par des concressions de calcaire depuis lesquelles de l'eau tiède s'écoule vers un étang azure. Une merveille de la nature, un cadeau!

Bassins de Tavertin en dessus du village de Pamukkale
On marche pied nus sur le calcaire dessinant de minuscules vaguelettes comme le sable à marée basse. Jean-Da plonge dans une vasque et s'offre un peeling aux micro-particule calcaire.

A pied nu dans l'eau chaude 
 Au haut de la colline, on rejoint Hierapolis. Occupée des le 1er siècle et jusqu'au Moyen-Age, la ville thermale antique, nous compte l'histoire des diverses civilisations qui y sont séjourné. Les pierres des monuments les plus anciens ont été recyclés sans les plus modernes. De la Necropole, au Théâtre Hellenıque, de l'Agora aux Thermes Romains, du Temple d’Apollon au Calvaire de Saint Paul jusqu’à l’église Byzantine, le clou du spectacle est à n'en pas douter, le Théâtre Romain. Depuis ses gradins, on embrasse une panorama à 360 degrés sur la cité et son décor. Les ruines, les travertins calcaire d'un blanc étincelant, le sillage ocre de poussière, la plaine quadrillée de champs verdoyants, puis les montagnes saupoudrées rosâtre dans le jour qui décline déjà. Demain à nouveau en selle!

Pammukale, en dessus des bassin de travertin se tiens la ville antique de Hierapolis
Boussole plein EST! Nous évoluons dans une large vallée à fond plat fermée par deux chaines de montagne sur le sommet desquelles la neige pointe, on s'attend à avoir froid!

la neige est proche



La route est large et comprend une piste d’arrêt d'urgence, une aubaine pour cyclistes! On nous avait dit de nous méfier du trafic turque, mais ce sont de fréquents petits coups de klaxon qui nous saluent au passage. Si plus bas les champs étaient planté d'orangers et de figuiers, la plaine est maintenant devenue industrielle, plus haut encore les entreprises d'extraction de minéraux tiendront le devant du tableau avant d'être reléguées par la vigne, puis les champs en laboure. Plus bas nous saluons au passage les tenanciers des échoppes de vente d'agrumes, de figues, de jus de fruits frais pressés, d'olives, de vannerie et de céramique, plantées au bord de la route. A présent, on agite nos mains quand on rencontre un berger poussant son troupeau de moutons ou des fermiers semant à la volée. Nous pensions aller au devant de dures étapes de montagne, mais il n'en est rien. La pente reste douce (entre 1 et 4%), et il ne fait pas froid non plus (jusqu’à 22 en journée). Nous sommes ravis des paysages qui defilent au rythme cadence de nos tours de pédales. 
On atteint de lac Aeigöl, surpris des tas de sel qui jonche ses rives. Le soleil se couche sur le lac, illuminant la montagne sur le rivage oppose, les roseaux bruissent au vent et le ciel se teint en rose. Nous sommes bien heureux de retrouver notre tente et les campings en pleine nature. qu’il est bon d'être auprès des éléments quand ils sont cléments.


Lac de Aeigol, campement de fou dans un lumière du soir
Lac de Aeigol, lumière du matin

Depuis les plateau d altitude (1000 m.)
Une platitude aux allures steppiques s'ouvre devant nous, certains champs sont tellement encombres de cailloux que les petits brins vert tendre des semis peinent à percer. Dans le fond des collines pelées, desséchées, arides tranchant avec les monts enneigés qui ferment l’horizon. Vision étrangère, émerveillement, yeux écarquillés!

Dans ce  début d'étape nous avons dormi à plusieurs reprises dans les stations service. Tour à tour on nous met à disposition un avant toit, une salle de restaurant, une pièce désaffectée au deuxième étage de l’immeuble. Toujours, on nous convie pour le thé autour du poêle à bois qui crépite. A deux reprise on nous offre même le repas, une fois on nous prêtera des outils. Nous avons décidément beaucoup à apprendre de hospitalité turque, la chaleur du poêle, un thé ne coûte rien, pourquoi ne pas en faire profiter chacun?

Ambiance du soir dans l'une des station d'essence

A la hauteur de Dinar, on entame nos premières montée pour contourner un massif parfois en nous battant contre un vent contraire qui nous barre la route. On passe un col à 1303 mètre d'altitude au milieu d'une forêt de conifères, puis on s'enfonce à nouveau plein Est dans une nouvelle vallée où hibernent les pommiers, les cerisiers et les amandiers. Malgré l’altitude (900-1000 m), il ne fait toujours pas froid, on frôle pourtant la neige du massif se dressant au dessus d'Uluborlu.

Ennuis technique. Les visses  du porte bagage avant de Leo ont cédé et sont maintenant coincées dans leur pas de visse. Dans le cartier des ferrailleurs/mécano de Senırkent une réparation s'organise. Une soudure électrique plus tard, Diogene est à nouveau sur pied! Pour tout payement nous partagerons une plaque de chocolat suisse avec le nombreux public venu assister à l’opération, on refuse notre argent.
Jean-Da n'est pas en reste côté casse, puisque son pneu avant s'est déchiré et il crève maintenant à répétition.
Village de Senirkent où la réparatıon du vélo de Leo à eu beaucoup d'yeux

L'aurore pointe sur le lac de Hoyran, brumeux. Les ombres chinoise des montagnes se découlent sur un ciel radieux. Les premiers rayons embrasent leur cime tout de blanc vêtu. On emprunte une route principalement dans les hauteurs du lac fermé par deux montagnes. 

Jean Da content, euphorique d'évoluer dans ce panorama

On oblique vers le Sud pour rejoindre Yalvaç par quelques béquets. Ce ne sont pas les montées qui nous coupent le souffle mais bien le paysage. Les champs forment des taches de couleur toutes différentes, vert pistache, vert crème, ocre, jaune paille, oranger, rouille, puis brun, puis rouge sang, puis un village niche dan les plis d'une colline à l'herbe rasée par des troupeaux de moutons dévalent la pente. Puis gris des roches d'une parois qui monte à pic derrière le hameau, puis le blanc pur de la neige sur les Karakus Dağıa à plus de 2'000 mètre d’altitude. Du jamais vu!

Admirez

Quelques montée encore et on arrive au lac Beyşehır. Moammer arrête sa voiture. Il veut qu'on le prenne en photo avec sa petite fille puis qu'on lui envoie les clichés par la poste. Les gens font tellement  pour nous, face à une demande on ne peut qu'accepter. Puis il nous invite à manger chez lui. Bombance de spécialités turques autour du plateau à pied sur le sol tapissé du salon aux tapis tissés. Şifa et Aifa (la maitresse de maison et sa belle fille) offrent à Leo un foulard et une écharpe tricotée main, et comme si ça ne suffisait pas, remplissent nos sacoches de vivres pour la route. Un moment de partage qui semble si naturel pour eux. C'est le cœur charge d’émotion et l’âme pleine de chaleur humaine qu'on repart sous une avalanche d'arc en ciel. cadeau de la nature pour compléter le moment magique.

Leo dans le salon de Moammer avec Aifa et sa fille


ON roule a nouveau vers l'Est. encore et encore, une boussole qui nous appelle. On s’élève vers les cols qui nous séparent de Konya dans un paysage rocheux. On salue au passage le Caravanaseraı de Kizilören et atteignons le col de Hanönü a 1560 m. De petites plaque de neige fondent au bord de la route.

OUF! Pas de neige sur notre chemin finalement. Voici tout ce qu'on a pu récolter!
Notre montée la plus ardue sera pour la fin. Une pente à 10% nous mène au col de Belenbası à 1460m, puis on entame une grande descente vers la ville des Dervıches Tourneur.

La grande Konya, nous attend au bas de la colline.

mercredi 2 janvier 2013

Vidéo Suisse - Turquie

Bonjour à tous,

Voici un petit aperçu du voyage entrepris par Léo et Jean-Da. 6'300 Km résumés en 3 minutes.

jeudi 27 décembre 2012

Turquie: Edrine-Izmir

Le 03 decembre, nous entrons en Turquie pour nous arreter quelques jours dans la magnifique ville d Edirne. On visite la grande mosquée de Selimiye qui est impressionante par sa grandeur et par le rafinement de ses décorations. Léo aura un véritable coup de coeur pour la "Vieille Mosquée", elle s y sentira tellement bien qu elle passera un long moment assise sur les tapis de prière a contempler et ressentir l energie spirituelle qui se degage de ce lieu.

Dôme de la Moquée Selimiye. Nous sommes totalement subgugués!
Le bar trône au milieu de la Mosquée. C'est une sorte de fontaine sur montée 'un balcon en boiserie travaillées. Chaque fidèle vient y boire un peu d'eau avant de s'instaler pour se recuiellir.

Les rue du vieux quartier d'Edirne. Leur élégent pavage mènent aussi bien à des boutiques luxurieuses qu'à de simple échopes de poissons, des kebaperies, des barbiers, des boulangeries artisanale, de disrets débits de boissons alcoolisées. On y croise aussi des étales embulantes de fruits et legumes, des vendeurs de tombola... Tous un monde qui grouille et qui comande sans cesse du thé à l'aide d'interphones fixés aux murs, parfois directement dans la rue!

Selimiye a la tombee du jour. Dans le ciel d'Edirne se bousculent, depuis chaque minaret de la ville (et elle en compte beaucoup), le son des appelles à la prière qui resonnent tous ensemble. Une atmosphene mystique.
Nous faisons également une visite très interessante du musée de médecine, dans le complexe original de l hopital fondé par le Sultan Bayezid II au 16 ème siecle qui accueillait des patients souffrant de maladies psychique. Les medecins de l'époque on utilisé, pour soigner les personnes, entre autre, la musico-thérapie et le bruit de l'eau de la fontaine. Ainsi la salle de soin principale est dotée d'une accoustique remarquable.
Complexe hospitalier à la bordure de la ville.
Depuis Edirne, notre cap pointe au sud en passant par des plaines fertiles ponctuées de villages agricole. Les villageois, d'une énorme gentillesses, nous offrent quantité de thé pour nous réchauffer, car oui, en Turquie c'est l'hiver, il fait froid, il pleut, il neige parfois, et souvent la nuit la temperature descend en dessous de zéro.
Reparaion de crevaison. Difficle dans le froid. La Turquie nous a dejà value plus de 8 crevaisons. Bonne moyenne! Les pros du bletz, c'est nous!
Pour le moment, j'ai (Jean-Da) envie de mettre à l'honeure dans ce message l'incroyable accueil que nous reservent les gens rencontrés sur notre route. Plusieurs fois par jours, lorsque nous roulons en traversant un village, les clients des cafés sortent et nous font signe de venir à l'interieur de l établissement pour se réchauffer et boire un çay (thé). Malheureusement, on décline souvent l'invitation car on doit quand même bien rouler un peu, la Turquie est énorme, il faut qu'on avance. Lorsque que on accepte leur invitation, on nous assied sur deux chaisses près du fourneau à bois au milieu de la pièce et on nous tend un verre de çay qu'on arrivera jamais à payer. Il parait que c'est une coutume Turque que de bien accueillir les voyageurs et lorsqu il fait froid, ils est normal de leur offrir un thé chaud.     
Apres nous avoir autorisé à camper sous son porche, Mohamet nous prépare le thé au matin en attendant que la pluie se fasse plus discrete.
A deux reprises des personnes nous ont arreté afin qu'on passe le reste de la journée dans leur habitation, au chaud, repas compris. 

Le 9 décembre par exemple, alors que l'on roule sous la pluie depuis le matin, on se fait stoper dans notre progression par Cemali en debut d'après-midi. Il sort de sa voiture, il nous crie "çay", il insiste pour qu'on se mettent à l'abri dans sa cabanne de chasseur. Cemali nous donnera nos premier cours de turque, il sera vraiment patient et chaleureux avec nous, on passera la nuit dans son refuge surchauffé par son fourneau à bois. 
Après avoir fait souffler une bougie d'anniversaire à Jean-Da, Cemali nous propose un repas à la turque sur un plateau à même le sol. Un cadeau innatendu!


Sur la pénissule de Gallipolis, nsou avosn visiter les cimetières newselandais et austratien datant de la Première Guerre Mondiale dont une bataille decisive pour l'empire Ottoman c'est deroulée sur ce sol. Leur emplacement au bord de la mer (cimetière de la plage) invite au receuillement de par son atmosphère serraine.
A la ville de Canakale que nous visitons de bon matin, nous contemplons une replique du cheval de Troie, lorsque Halil s'approche de nous en vélo. Halil habite la ville, il fait également du cyclotourisme, c'est assez naturellement que nous nous retrouvons dans son bureau ou ses collègues et son supérieur viennent nous saluer. On nous sert du thé, on nous met a dispo un ordinateur pour lire nos mail, tous les personnes présentes dans le bureau sont étonnées d'écouter que nous sommes partis de la Suisse à vélo. Halil nous invitera pour manger à midi dans un fast food et c'est encore naturellement qu'on se retrouve le soir dans son appartement. Il est passionné de vélo, de matos, on passera vraiment pour des amateurs lorsqu il nous demande des spécificités qu'on ignore sur nos engins. Jasmine sa femme, comblera un de mes rêve: on nous mettant dans nos assiettes de la viande migeottée tellement tendre qu'on la coupe avec une fourchette. Merci Jasmine et Halil pour votre accueil et votre sympathie, la nuit dans votre salon fut courte car on a parlé tard mais très agréable.   
Confrontation de montures... A Canakale, juste après notre débarquement du ferry en Asie



Au milieu de salon de Halil et Jasmine
Chaque nuit passée sous tente aura été agrémentée d'un "PLUS" par les personnes rencontrées. Ainsi, on nous propose pour s'abriter, soit de monter notre tente sous un avant toit, soit de dormir dans des maisons en chantier. Les gens nous proposent souvent de venir un moment se réchaufer autour du soba (fourneau). De temps à autre, c'est un repas chaud que les villageois nous apportent à notre tente. Toutes ses intentions à notre égard me vont vraiment droit au coeur, elles bousculent également mes normes occidentale capitaliste qui mettent en avant l'individualisme. Je suis entrain d'apprendre l'humain, merci à toutes les personnes rencontrées qui ont pris du temps pour nous rendre nos nuits, nos soupers plus agréable.  

Comme si l'abri d'un balcon avec vue sur la mer pour planter notre tente ne suffisait pas, nos hôtes nous apportent un délicieux sépage, du pain chaud et du fromage. Le lendemain, ils nous offrent même une douche


Accueil chaleureux des femmes turques qui malgè leur journée éprouvante à la cueillette des olives sont toutes entousiastes de nous rencontrer.


Encore une crevaison. Nos doigts gélent au cours de la reparation mais un thé nous sera servi sur la rue, puis on sera invités avec insistence à nous rchauffer au centre médical du village, biscuits, café, soba...

Hormis l'incroyable accueil des gens rencontrés en Turquie, nous avons également rencontré ces joyaux tant dans sa géographie que dans son histoire. Les Grèque et les Romains, puis les Ottomans ont laissé sur ces terres des emprientes de leurs grandes civilisations. Il y a des cités incroyables comme Troie, Assos et Gulpinar qui sont tenues avec professionnalisme. D'autre cite sont au milieu de la campagne, caché dans la forêt, envahits de nature. L'avantage de faire du tourisme en decembre est que les lieux sont deserts, cela nous permet de deambuler à notre guise au milieu des colonnes et des arches. Parfois, il arrive que ces cites ne sont pas gardés à cette période, c'est donc gratuitement que nous les decouvrons.  

Alexandria Troas, une joyeau au milieu de la nature.

Les colonnes du temple d'Apolon à' Gulpinar


La cité mystique d'Assos. Le temps d'Atena et une des première Mosquée de l'empire Ottoman surmontée d'une couple.

L'amphithéatre d'Assos, face à la mer. L'envergure du lieu a de quoi troubler le visiteur, une splendeur!


A Avalyk, ville cotière à un jet de pierre des iles greques, un batiment religieux symbolise à lui seul l'histoire de la ville. A l'independance de la Turquie, les habitant d'origine greque ont été renvoyés sur les iles. L'Eglise d'alors est donc devenue la Mosquée du clocher. Aujourd'hui l'appelle raisonne 5 fois par jour depuis le minaret à droite alors que le batiment accueille le culte du dimanche matin pour les ortodoxes revenus sur les terres qu'ils habitaient avant l'indépendance.

 Le 20 décembre en milieu d après midi, nous devons quitter notre voie rapide à deux voies menant à Izmir pour plusieurs raisons. La piste d'arret d'urgence sur laquelle nous roulons n'est plus presente, nous roulons donc sur la ligne blanche. L'intensité du trafique de camions fait que sur notre ligne blanche, nous n'avons pas de place pour pédaler, les camions nous frolent. Le vent violent de face et l'aspiration des camions rendent notre progression dangereuse, on se retrouve aspirés au milieu de la piste, ou on doit sortir de la route car les camions ne se poussent pas sur le côté. Il faut sortir de cet enfer!!! Nous empreintons la premiere route qui part à gauche avec les nerfs à vif, malgré que cette petite route ne va pas sur Izmir, nous sommes contents de rouler dans une autre direction sain et sauf. 
Cette route nous emmenera au village de Lilpinar ou on apperçoit la pelouse très bien entretenue d'un restaurant haute game. C'est avec une dose de culot que je demande si on peut camper sur la pelouse, Hasan, résponsable de l'établissement, nous invitera à nous installer ou on veut. Incroyable. Il nous fera ensuite visiter les batiments en pierre qui abritent, une fabrique d'huile d olive, une cave à vin et le restaurant. Tous se complexe se nomme Taskoy (village de pierre). Durant la soirée on fait la connaissance du propriétaire Hakan. La communication est facilitée car Hasan parle français et Hakan anglais. Hasan nous met en liaison téléphonique avec un ami a lui, il s'appelle Davut, il parle couramment français, il a un accent vaudois car il a habité le canton. On profite de lui demander combien coute un vol pour la Suisse en fessant l'hypothese de rentrer faire les fêtes de fin d années avec nos familles. 

Route principale à deux voies, nous roulons sur la piste d'arrêt d'urgence.

Hakan et Hasan autour de la cheminée dans l'entre de Taskoy.
 Le 21 decembre, on met au courant Hakan et Hasan de notre envie de rentrer en Suisse pour voir nos familles, ils nous mettrons à disposition un bureau avec ordinateur pour éplucher les offres des compagnies aérienne. Ils nous proposent ensuite un endroit sûre pour entreposer nos vélos et nos bagages durant notre périple en Suisse.
Notre emplacement de camping sur al luxurieuse terrasse du restaurant.
Au soir, Davut vient depuis Izmir pour faire notre connaissance et voir son ami Hasan, nous passeront toute la soirée à festoyer, à célébrer notre amitié nouvelle et notre retour en Suisse.

Danse traditionnelle turque à Taskoy
 Le 22 au soir, c'est Davut qui nous invite chez lui à Izmir, c'est une soirée remplie de bonheur, d'amitié et de rire ou fourire que nous partageons.
Présentation du manteau traditionnel Turkmene de notre hote.
 Le 23 decembre, nous sommes à 6 h du matin à l'aeroport de Izmir pour prendre notre vole pour la Suisse en passant par Istambul. Nous tennons à remercier Hakan, Hasan et Davut sans qui, notre escapade en Suisse n'aurait jamais vu le jour. Ces trois personnes nous ont tout simplement guidé, donné beaucoup de leur temps pour l'organistion de notre départ. MERCI BEAUCOUP
Non on est pas fatigués!

A 13h, nous sommes à Zurich, mes parents et mon frere nous attendent, c est incroyable, je suis ému,  merci la vie!!!

vendredi 21 décembre 2012

RECHERCHE D ADRESSES BIS

DESOLE:

L ALPHABET TURQUE ETANT DOTE DE PLUS DE LETTRES QUE LE ROMAIN, UNE FAUTE DE FRAPPE S EST GLISSEE DANS NOS ADRESSES MAIL. LES REVOILA... LES BONNES CETTE FOIS!
 
 
ON ATTEND VOS ADRESSES!
 
BONNES FETES!!!!

jeudi 6 décembre 2012

Recherche d'asresses

Chers amıs!

C est bientot Noel... Et nous profitons de notre halte a Edirne pour preparer pour chacun un petit envois pour les fetes. Probleme, Jean-Da a malencontreusement egare son carnet d'adresses...
Aussı nous lancoıns un appelle a tout ses amis, pourriez-vous nous faıre parvenir vos adresses postales par maıl, aınsı nous pourons vous enyoyer notre petite attentıon d ıcı la fın de l'annee... Si les servıces des postes le veulent bien. (en ce quı concrene les Baillots et ses parents, pas besoin de le faıre, sa memoıre ne luı joue pas defaut).
 
Nous aımerıons bıen aussı que Joel d'Aıx en Provence et nos Ardecho-Belges preferes quı nous ont faıt vivre notre tout premier accueıl sur les routes du monde nous les fasses parvenır aussı, car vous metitez aussı grandemant nos voeux de fın d annee! Sı on est en Turquıe aujourd'huı, c'est un peu grace a vous touıs!
 
Nous rappelons ici nos mail pour facılıter l'envois: jeandadı@yahoo.fr rt lronır.forestıer@yahoo.fr
 
D ıcı la, pleın de becs a chacun! Prenez soın de vous!
 
Leo et Jean-Da

lundi 3 décembre 2012

Grece: Nea Peramos-Edirne

Nous quittons bientot la cote pour nous diriger vers l'interieur des terres, ce qui n'est pas pour nous deplaire puisque le bord de mer n'a pas ete l'occasıon de nombreuses rencontres. Dans ces endroıts assieges d'estivents plusieurs mois par annee, nous ne sommes que deux touristes de plus. Notre demarche n'interesse personne. Les paysages sont magnifiques, les rochers entrecoupent de petites criques, desertes en cette saison, qui laissent entrevoir la robe au ton bleu multıcolore de Thalassa (mer en greque). Une route de plaine nous mene de Kavala a Komotini, en passant par Xanthi.Puis nous attaquons la montagne par Nea Sanda, traversons Megalo Derio, Micro Derio, on redessand sur Rizia pour atteindre la frontiere en passant par Kasabties. Edrine n'est plus qu'a quelques kilometres.

Encore une foıs, les elans de generosites sont sur notre route, ils nous chauffent le coeur a chaque reprıse. Certe, au cours de notre periple,on a appris a recevoır beaucoup, MAIS nous nous trouvons inmanquablement touches par les gestes de bienveillence.

Kavala est une ville tres moche ou magnifique: depend de quel point de vue on se place. Les ımeubles ressemblent a des blocs de beton montant en escalier sur les flancs des colınnes face a la mer jusqu'a la limite de la foret, ça fait penser aux bidon-villes d'Amerıque Latıne. Son port et sa douane affıchent des departs pour Konstantınopoli (Isamboul en greque), ça faıt rever. Des fortesesses ancestrales encerclent un chateau au sommet d'un eperon rocheux qui surplombe la mer. Un acduc gıgantesque qui s'eleve a plus de 20 metre en dessus du sol abreuvait jadıs la cite en eau, en s'arcant vers l'Est, depuıs les sommets cote terre. C'est ce cadre cı qu'on choısıt pour pıc-nıquer sur un banc publıc assieges par une meute de chats vorasses. Une voisine, qui devaıt nous observer depuıs sa fenetre, nous apporte deux bieres et une assiette de kefra (boulettes de vıande) agrementee de pommes de terre. Abasourdis, nous ne pouvons dire autre chose que merci. Ça lui sufit, elle s'eclipse.

Le vıeux bourg de Kavala


Acduc de Kavala
A Xanthi, nous nous offrons, pour celebrer nos six mois de voyage, une semaine de pause. Nous avons deniche un hotel pratiquant des prix abordables pour notre bourse. En Grece, meme les denrees de premiere necessite coutent cher (les memes prix qu'en Suısse) et chaque depense fait un trou dans notre porte monnaıe. Et nous qui avions pris l'habıtude de nous offrir moulte cafes a travers les Balkans... Cependant, durant cette semaine, on se fait plaisir et profıtons de bien manger avant de repartir. Salade greque, Biscuits en pagaille, Baklave, Toulum et compagnie...


Les gloutons au boulot au dodo...
Lors de notre visite d'un monastaire sur les hauteurs de la ville, nous avons afaire a la generosite debordante de Soeur Marıa. Apres nous avoir ouvert les portes de l'eglıse, elle nous raccomagne vers le portail les bras charges de pains, fruits et desserts maison.

Le Monastere de Kalamou avec son eglıse Byzantıne. Mercı a Soeur Marıa pour nous avoır benı nous et nos velo.
A Xanthi, nous sympatisons aussi avec Konstantınos, le patron de la derniere boulangerie de la vılle possedant un four a bois. Il nous fait gouter ses delicieux biscuits, nous offre de la tarte a la cotte de bette et nous conseille les bonnes enseignes. Ces yeux claırs et doux laissent transparaıtre sa grande bonte. Une rencontre fabuleuse autant qu'improbable.

Konstantınos dasn son antre, mercı pour ses douceurs.
 Bienqu'elle ait ete une ville ottomane d'importance, Xanbthi est a present sans grand ınterret. Toutefoıs, le long des rues pavees du vieux cartier, une sombtueuse mantion ottomane aux parquets grincants et aux plafonds de bois travailles habrite la gallerie nationnale. La beaute de cette batisse nous enchante. Nous decouvrons aussi avec enthousiasme l'ımense marche du samedi ou les stands de fruıts et legumes cotoient d'ımpressionnantes etales de chaussures et autres vetements.

Enorme marche de Xanthi
 Une tempete de vent nous arrete a la hauteure de Roditıs, des bourasques violentes nous deportent au milieu de la route. Impossıble de poursuivre. On demande aux riverains pour camper dans le parc de l'eglise Ortodoxe. On nous indique la chapelle pour nous habriter pour la nuit. Le Pope, de ses yeux rieurs et sages a la fois, nous proposera meme une chambre dans une autre eglise, mais nous ne voulons pas abuser de la generosıte ambiante. Cet homme qui transpire le calme et la serrainite, nous ındiquera le plus simplement du monde avant de nous quitter qu'il n'est pas permis d'avoır des relations sexuelles dans l'eglise. On se le tient pour dit... On gonfle donc nos matelas sous le regard des saınts. 

Notre abrıt a Rodıtıs.
Le cartier, plutot chıc, est peuple de personnes de dıverses natıonnalites et toutes portent de l'interret a notre avanture. Dans la soiree, les habıtants viennent nous trouver avec du cafe, du gateau, des fruıts et une bouteılle de vin. C'est la fete a l'eglıse! Un moment incroyable entoures de peinture ecclesiastiques dans l'atmosphere bleutee de la chapelle. Bien que nous soyons, a force, accoutumes aux acceuils magıques, celui-ci nous laisse pentois. Ce fut un beau moment d'echange et de dıscussıon qui devıent vite sur un terrain personnel. Quel beau cadeau que la confıance. Olga, qui parle fançaıs, nous ınvitera meme pour le petit dej' du lendemaın. Mercı a tous!

Petıt coup de poutz avant de rendre les lıeux
On travers Komotıini etonnes, des murs peints a la chaux ferment les cours des maisons de briques en terre, ça detonne avec l'interıeur soigne d'Olga. On poursuit vers les montagnes a travers les vıllages musulman aux abords de la vılle. Le pompiste nous offre un rabais substantiel sur lessence pour notre rechaud, encore un cadeau!

Ponctuees tous les 300 metres (j exagere a peıne) par de petıtes chapelles en terre cuıte dans lesquelles toujours une flame vassılle, les routes greques que nous avons empruntees sont droıtes et larges. Aussi, ne suıs-je (Leo) pas mecontente de m'elever dans les montagnes et de retrouver un peu de sinuosite. A chaque virage, une decouverte. Des pants entiers couverts de chenes rougoyant de l'autonme. Un delice pour les yeux! Pas une batisse a l'horizon, on croise de temps a autre une de ces bergeries en tolle ondulee qui ont des airs de tier-monde (?), et gardees par des chiens impressionnant bien que peu agressifs. Plusieurs cretes sont plantees d'heoliennes. La Grece doit etre championne du monde en production d'energie puisque nous avons croises de multiples centrales nucleaires et quantite de champs de panneaux solaies. De plus, le toit des maisons, meme les plus modestes, sont souvent ornes de chauffes-eau solaire. Cependant, Leo tıent a preciser que dans nos logements a Nea Peramos, comme a Xanthi, l'eau chaude etait en optıon, GRRR!!!
Leo a la montagne, elle se sent bıen.

L'automne enfın...

Les bergeries

Leve de jour depuis notre campement. Le brouıllard est tout pres, et on saıt qu!ıl va falloır qu'on y descende. Mınce!


Les deux jours que nous passons dans les hauteurs sont un delıce et le temps annonce pluvieux est finalement clement. Quelle aubene, quel calme! On se gave de nature, dans ces contrees peuplees seulement de bergers, de bucherons et de chaseurs.

C'est sous un brouıllard glace que nous rejoignons la plaine. On n'y voit pas a 50 metres, reminessance de la plaine de l'Orbe (pour ceux quı connaissent, pour les autres, c'est pas une grande perte, surtout en hivers...)! A gauche, a droıte, des champs laboures, la chausse n'est plus qu'un fıl qui nous relie a la Turquıe. A travers ce paysage desole, on vole a toute allure, comme les muees d'etournaux juches sur les fıls electriques, vers la frontıere qui s'approhe a grand tours de pedale. A Rızıa, nous campons aux abord de l'eglıse. Yannis, nous tıent compagnie en attendant le Pope pour lui demander son aval. Ce sage personnage nous entretıent en allemand sur le cadeau qu'est la vie et le respect qu'ıl porte a chaque etre vivant (meme les serpents). Rencontre ephemere et pourtant intense. Avec bonhommie, il nous ofrira des lotos (fruits orange a la chaire visqueuse et qui assechent la bouche au point de rendre l'interieur des joues et la langue rugueuses si on les mange pas assez murs. Il faut donc apprendre a les apprecier...) et traduira notre requete a l'eclesiastique.  Notre derniere nuit greque sera pluvieuse, notre seule nuit sous tente et sous l'eau dans ce pays. J'ai (Leo) aime la Grece, toutefois, il me semblait parfoıs etre revenue en arriere, trop de normes europeenes apres l'exantricite exotique des Balkan.

Le lendemain, le soleil brille. C'est febriles et curieux que l'on passe la frontiere.  Des gardes armes se font face de part et d'autre de la ligne de demarquatıon, vision etrange, pas dans nos habitudes. Nous avons 90 jours pour traverser le pays nous explique le douanier rigolard, imposant un tampon sonore sur nos passeports. Nous sommes en Turquie, nous sommes en Turquie avec nos velos, en Turquie, on a du mal a y croıre.

Deja les minarets immenses de la Mosquee Selimite pointent au loin vers le ciel, c'est Edirne. Une allee pavee nous guide jusqu'au pont Merıç qui traverse la riviere du meme nom et nous ouvre les portes de la vılle.

Nous sommes sous le charme: mosquees, hammams, marche couvert, veılle vılle, dans la rue partout la vıe.


Photo fraıche de ce matın. Notre arrivee a Edırne en Turquie